Pour les ânes

Mon équipement standard pour les randonnées comporte un bât à arceaux qui forment un croisillon, auxquels j’ai ajouté un systè

Mon équipement standard pour les randonnées comporte un bât à arceaux qui forment un croisillon, auxquels j’ai ajouté un système de fixation pour pouvoir y attacher plus facilement les sacoches. En son temps, j’avais opté pour des sacoches en cuir qui sont un peu plus chères à l’acquisition mais, à force de les entretenir, on bénéficie d’un très bon retour sur investissement. Compte tenu de la charge à porter, une seule couverture pour mettre sous le bât est insuffisante. Il faut donc prévoir un plus, soit sous forme d’une couverture supplémentaire soit un coussin pour éviter que les patins du bât n’endommagent le dos ou la colonne vertébrale de l’âne. Le licol est en cuir et la bonne taille est difficile à trouver dans notre région, où tous les commerces équins sont spécialisés dans les seuls chevaux et poneys. J’avais acheté mon licol en son temps « Aux Marais » en Picardie, où se tient régulièrement une grande fête aux ânes et aux traditions. Par mesure de précaution, j’avais emmené un licol de rechange. Trois semaines avant de partir, j’avais fait faire un entretien des sabots de sorte que le matériel d’entretien a pu être limité à une brosse à étriller, un cure-pied et une rénette double. Tout le matériel qui n’a pas trouvé sa place dans une des sacoches a été placé dans un boudin étanche. Un poncho militaire fait également partie du matériel afin de pouvoir couvrir l’ensemble de l’équipement en cas de pluie.

 

Comme les ânes sont connus pour leur curiosité et comme les rois de l’évasion si l’occasion se présente, je me suis procuré un piquet d’attache tirebouchon qui est enfoncé dans la terre en soirée. J’y ai fixé une corde de 6 m qui est protégé par un tuyau d’arrosage pour éviter que l’âne ne devienne prisonnier de la corde pendant la nuit et ne se blesse par un nœud ou le frottement de la corde au contact de son corps. Ce système lui procure une autonomie de 12 m de diamètre qui devient son terrain de broutage pour la nuit.

 

Le certificat de vaccination doit le cas échéant être présenté sur demande. La vaccination prévoit normalement un produit : rhinopneumonie, influenza, tétanos et rabis/rage. En prévision du Camino, alors que l’identification au Luxembourg n’était pas encore obligatoire, j’avais fait poser en 2007 un chip et emporté le certificat sanitaire pour l’exportation temporaire de chevaux de course ou de compétition. Heureusement Henry et Basile ne savaient rien de la portée de ce certificat – sinon ils auraient certainement fait valoir leur veto en me précisant qu’ils ne sont pas des chevaux, qu’ils n’avaient nullement l’intention de faire une course ni non plus une compétition. Même sans le savoir, ils ont en cours de route insisté sur leur rythme de croisière de 3,5 km/h.

 

Un point discutable est la vaccination contre les tiques. Personnellement je ne suis pas pour et préfère une petite inspection rapide et, au pire, on peut faire appel à un vétérinaire en cours de route. Je respecte néanmoins le choix des personnes qui préfèrent vacciner leurs bourricots contre les conséquences de la transmission possible des tiques.

 

Restent sans entrer dans le détail tous les insectes qui volent. Ce sont justement ces tracassiers qui sont souvent à l’origine des mouvements inopinés des bourricots, qui  pourraient être dangereux même pour le randonneur asinien averti. Il existe plusieurs produits dans le commerce, que l’on peut appliquer pour réduire les attaques de ces bestioles volantes. On trouve, notamment un pulvérisateur avec une solution à base de citronnelle. Un autre remède consiste à mettre dans une bouteille une partie d’eau, une partie de vinaigre et d’y ajouter quelques gousses d’ail. Laisser reposer le tout pendant une semaine avant de l’appliquer. La mixture ainsi obtenue ne vous privera pas seulement des insectes mais causera également des difficultés aux nez fins des alentours.

 


Avertissement légal