Tout en suivant les
recommandations verbales et écrites, j’avais fait mes provisions avec une marge
d’autonomie de quatre jours. S’il y a un point principal à améliorer, il se
situe certainement au niveau de la cuisine. L’année prochaine, nous nous
orienterons plus vers le lyophilisé pour réduire le poids et le volume. Je ne
peux que confirmer les appels à la prudence et la constitution d’une réserve
pour quelques jours. En effet, pendant notre première étape du Camino portant
sur 10 jours, nous avons rencontré deux petites épiceries et encore, une grande
surface et un boulanger. Le choix de ma popote, que je possède de longue date,
avait porté sur un ensemble intégré avec une protection contre le vent connu
sous sa dénomination allemande Sturmkocher. En lieu et place du gaz, je me suis
orienté vers du gel à brûler. Pour ne pas dépasser un certain poids, je me suis
privé d’une assiette et j’ai mangé directement depuis la popote. Pour les
couverts, je me suis limité à une fourchette et une cuillère – pas de couteau
supplémentaire étant donné que j’avais de toute façon mon Opinel dans la poche.
L’équipement cuisine prévoyait aussi du café et du thé solubles dans des
récipients en verre. L’année prochaine, ils seront échangés contre des doses d’une
tasse multipliées par deux par le nombre de jours de marche et le même nombre
de sachets d’infusion de thé. La tasse isolante qui garantit un café ou thé au chaud
pendant une durée assez longue fera de nouveau partie de l’équipement.
Finalement, il ne faut pas oublier un briquet et des allumettes bien à l’abri
de toute intempérie. Afin d’avoir en permanence une ration d’eau suffisante, je
me suis procuré un boudin à eau d’une capacité de 2 litres, avec un tuyau d’une
certaine longueur qu’on peut attacher à l’extérieur de la sacoche pour éviter
de devoir l’ouvrir en permanence en cours route quand l’on a soif.