Pharmacie

La pharmacie avait tant un volet personnel qu’un volet âne

La pharmacie avait tant un volet personnel qu’un volet âne. Ici encore on a tendance à emmener trop. Il existe dans le commerce des petits coffrets de randonneurs qui  suffisent pour les premiers secours. Comme j’ai constaté en cours de route que certains endroits ne sont pas accessibles aux portables, je continue à prévoir un petit supplément. Outre les quelques médicaments propres à chacun, je considère comme indispensable une pince pour enlever les tiques – j’avais opté pour un modèle non à crochet mais dont le système d’enlèvement des bestioles représente une sorte de collet. La crème solaire et un stylo de protection des lèvres sont d’une utilité primaire si on veut éviter tout coup de soleil et des lèvres éclatées les jours de grand soleil. Si vous voulez passer une nuit tranquille, prévoyez des bouches-oreilles si jamais votre voisin dans le lit ou la tente d’en face aurait l’intention de vous faire profiter de sa symphonie de ronflement en D dur. Comme il se peut que vous n’arriviez pas à la destination prévue, vous serez bien forcé de passer la nuit dans un endroit qui ne prévoit pas forcément de l’eau potable ou une eau sur la qualité de laquelle vous avez un certain doute. Pour éviter une diarrhée, procurez-vous un produit contre toutes sortes de germes dans l’eau. Le commerce prévoit des produits spécifiques sous forme de pilule dosable en fonction de la quantité d’eau à traiter. Le temps d’attente pour une petite quantité à traiter est de plus ou moins trente minutes.  

 

Pour les ânes, trois pommades doivent suffire : l’homéoplasmine pour les plaies, l’oxyde de zinc qui en supplément évite que l’âne n’essaie de se frotter par tous les moyens et, finalement, l’argile verte pour sécher une plaie. Pour le surplus au cas où ma propre pharmacie ne devait pas être adaptée à la circonstance, il faudrait faire appel à un vétérinaire.

 


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