Après un Suisse, maintenant des Anglais
pour héberger des Luxembourgeois en France en route vers l’Espagne avec deux
ânes d’origine allemande et belge – ne devrait-on pas décrocher sous peu le
prix de la rencontre européenne ?
Pourquoi pas – allons voir les Anglais.
Pour être surpris, je suis surpris quand la porte s’ouvre après avoir sonné. La
personne que j’avais intuitivement attendue quand on m’avait annoncé des Anglais
était plutôt unes personne à la retraite. Nous apercevons cependant une belle
jeune femme qui dans un espace de quelques secondes scanne les ânes et les
pèlerins et nous dit : « just wait a bit – je vais demander à mon mari. » Comme je
suis intimement convaincu que l’histoire se répète de temps à autre et
humainement drainé dans une logique comparative, je dirais que Rebecca sera en
termes d’accueil pour 2009 ce que Véronique a été en 2008.
Quelques instants plus tard
Rebecca, revient avec Douglas, son mari, et ils nous ouvrent l’accès à leur
propriété. Dans un premier temps, nous mettons les ânes dans un grand pré dont
la clôture ne semble pas à tout endroit résister à une envie éventuelle des
ânes pour inspecter les alentours. C’est la raison pour laquelle nous préférons
les attacher à leur corde. Du coup, Rebecca propose de voir un endroit qui est
complètement clôturé et qui s’avère être le
pré idéal que nous avions détecté à l’entrée du village. Les bourricots
acceptent volontiers un seau avec de l’eau et nous scrutons les alentours pour
nous installer à notre tour.
Avant de ce faire, on nous invite
à prendre un rafraîchissement au choix, de l’eau froide et/ou un verre de rosé.
Au fur et à mesure que nous échangeons un peu ce qu’on fait, la confiance de
part et d’autre l’emporte et Douglas nous demande si nous souhaitons dormir
dans la maison à côté, il voudrait bien nous la montrer. C’est seulement à ce
moment que nous découvrons l’ensemble de la propriété que ce jeune couple vient
d’acquérir qui se compose de deux maisons contiguës, un parc, une piscine, quelques
hangars et un terrain qui doit facilement faire les deux hectares. L’objectif
de Rebecca et de Douglas est de transformer une de ces deux maisons en chambres
d’hôtes et ce soir nous serons en avant-première les premiers hôtes. Je leur ai
promis de parler de leur projet de chambres d’hôtes sur mon site.
Nous voilà donc à l’abri pour une
nuit qui s’annonce chargée en termes de météo et les ânes proches d’un hangar.
Ainsi nous avons à notre disposition un petit salon, une autre pièce avec
douche et WC et un green house.
Après avoir pris une douche,
froide de nouveau, puisque le bâtiment est en restauration, nous décidons de ne
pas sortir nos cocottes et d’aller manger au restaurant du camping près de
l’Etang de Marcenay. Pour y aller nous empruntons une
partie de la route que nous venons de franchir pour arriver au village et
passons près du pré dans lequel se trouvent les ânes dont on nous avait déjà
parlé. Il fait toujours très chaud et les deux kilomètres pour arriver au lac
pèsent lourds dans les pieds d’un pèlerin qui a faim. Même en cette fin de
journée, nous observons encore des avions de chasse que nous avons rencontrés
tout au long de la journée.
L’Etang de Marcenay
considéré comme étant un des plus grands du département de la Côte d’Or a été
créé par les moines de l’abbaye de Molesmes en 1239. Avant
de rentrer plus tard au green house de Rebecca et Douglas, nous visitons encore
les restes d’un haut-fourneau le long de l’Etang qui a été édifié en 1742 et
qui a fonctionné pendant cent vingt-quatre années.