Trajet 2010

Au moment où j’écris cette page, je suis en train de me demander ce qui a pu être la cause que nous avons tant vécu d’événements en si peu de temps et pourquoi tout a été si différent des deux premières années de notre périple.

En fin de compte, au lieu des 200 km initialement prévus nous n’avons parcouru que 80 km.

Toute réflexion faite, je suis convaincu qu’il serait illusoire de penser qu’un trajet de +/- 2.400 km ne puisse réserver que des jours agréables sans problèmes ni difficultés majeures par du beau temps et j’en passe.

Daniel et moi-même avons bien pesé le pour et le contre de notre décision de ne pas terminer nos 200 km initialement prévus. Fait est que le Camino existera toujours et nous voulons l’achever – de ce point de vue, nous n’avons pas de soucis à nous faire. La décision de nous arrêter pour cette année a été d’autant plus facile que ni Daniel, ni moi n’avions une raison ou contrainte particulière qui nous obligerait, coûte que coûte, de respecter un certain quota kilométrique annuel.

Après un examen détaillé de tous les facteurs qui ont influé notre décision, j’arrive à la conclusion que le fait d’avoir eu une voiture à proximité n’était pas sans peser sur notre décision. Tant en 2008 qu’en 2009, on nous avait déposés à un certain endroit et il fallait bien oublier tout moyen de retour jusqu’au jour négocié à cet effet, sauf urgence. Y a-t-il urgence cette année ou décision dictée par la raison ? D’après nous, il y a eu raison et urgence, mais je laisse à chaque lecteur le soin d’en juger lui-même et se poser la question si on n’a pas pu surmonter la première difficulté majeure qui se posait.

Néanmoins, avant d’y venir et vous permettre de vous faire votre propre idée sur le sujet, j’essaie de reprendre dans le graphe ci-après quelques facteurs parmi d’autres qu’il faut prendre en considération pour le périple. En fonction de leur intensité sur l’échelle faveur/défaveur, il appartient à chacun de décider ce qui est prédominant pour lui : continuer ou reporter la suite à une autre date. C’est justement cette liberté dans ses actes qui permet à chacun d’en faire SON Camino et, plus nous progressons dans le nôtre, plus je défends cette approche : je suis prêt à dire que LE Camino n’existe pas.

La position des curseurs dans le tableau ci-dessus reprend NOTRE environnement idéal pour pérégriner. Si un des curseurs change de position, ceci se répercute automatiquement sur la bonne progression. Au cas où vous ne vous retrouvez pas dans ce graphe, dressez-en un autre avec des facteurs qui sont plus proches de votre perception des choses. Commencez par la position idéale des curseurs – dans la suite imaginez comment vous réagiriez au cas où la position idéale d’un ou de plusieurs curseurs ne peuvent être garantis. Il s’agit certes d’un exercice qui relève beaucoup de l’imagination, mais il en vaut la peine.

 

 

 

 




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