Trajet 2011

En début d’année, Daniel m’a informé qu’il ne pourrait malheureusement pas pérégriner cette année. Il me restait donc quelques mois pour trouver un autre accompagnateur qui devait remplir plusieurs conditions :

·         être prêt à marcher une vingtaine de kilomètres par jour ;

·         accepter de ne pas forcément dormir dans un hôtel, gîte ou similaire et recourir le cas échéant à une tente, et surtout

·         avoir une expérience minimale avec un âne.

Immédiatement j’ai pensé à Marc qui m’a déjà accompagné à plusieurs reprises lors de petites sorties et de randonnées avec les ânes.

Dans un premier temps, Marc m’a spontanément répondu d’une manière positive. Par la suite, notre départ fut un peu hypothéqué par ses contraintes professionnelles. Nous avons pu quand-même tous deux tenter l’expérience.

Ah oui – j’ai complètement oublié de présenter mon compagnon de route de cette année. Marc habite mon village, son épouse et la mienne sont d’anciennes collègues de travail. Sa sœur est une copine d’école de mon épouse et elle a participé à un groupe de jeunes que je dirigeais dans les années soixante-dix avant que je ne fasse la connaissance de mon épouse. Un peu compliqué me direz-vous peut-être. Mais pour prédire il y a quarante années d’ici que je rencontrerais un jour le frère d’une des participantes de mon groupe de jeunes qui m’accompagnerait pendant une semaine sur le Camino, il faut se lever de bonne heure – je l’avoue.

Que le départ du périple de 2011 se ferait de nouveau dans le coin où nous nous sommes arrêtés l’année précédente était évident. C’est ainsi que Nevers s’y appropriait au mieux. Après consultation du Net, il s’avérait cependant que j’avais quelques difficultés pour trouver un endroit pour entreposer ma voiture et la bétaillère pendant une semaine dans cette ville. Parmi plusieurs petits villages autour de Nevers, j’ai finalement opté pour Cuffy.

Comme d’usage, je me renseigne toujours soit à la mairie soit à l’office du tourisme pour trouver ce que je cherche. Après un échange de mail et plusieurs appels téléphoniques, on m’a mis en contact avec l’adjoint du maire qui serait prêt à héberger ma voiture et la bétaillère sur son terrain.

 

 



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