En
début d’année, Daniel m’a informé qu’il ne pourrait malheureusement pas
pérégriner cette année. Il me restait donc quelques mois pour trouver un autre
accompagnateur qui devait remplir plusieurs conditions :
·
être
prêt à marcher une vingtaine de kilomètres par jour ;
·
accepter
de ne pas forcément dormir dans un hôtel, gîte ou similaire et recourir le cas
échéant à une tente, et surtout
·
avoir
une expérience minimale avec un âne.
Immédiatement
j’ai pensé à Marc qui m’a déjà accompagné à plusieurs reprises lors de petites
sorties et de randonnées avec les ânes.
Dans
un premier temps, Marc m’a spontanément répondu d’une manière positive. Par la
suite, notre départ fut un peu hypothéqué par ses contraintes professionnelles.
Nous avons pu quand-même tous deux tenter l’expérience.
Ah
oui – j’ai complètement oublié de présenter mon compagnon de route de cette
année. Marc habite mon village, son épouse et la mienne sont d’anciennes
collègues de travail. Sa sœur est une copine d’école de mon épouse et elle a
participé à un groupe de jeunes que je dirigeais dans les années soixante-dix
avant que je ne fasse la connaissance de mon épouse. Un peu compliqué me
direz-vous peut-être. Mais pour prédire il y a quarante années d’ici que je
rencontrerais un jour le frère d’une des participantes de mon groupe de jeunes
qui m’accompagnerait pendant une semaine sur le Camino,
il faut se lever de bonne heure – je l’avoue.
Que
le départ du périple de 2011 se ferait de nouveau dans le coin où nous nous
sommes arrêtés l’année précédente était évident. C’est ainsi que Nevers s’y
appropriait au mieux. Après consultation du Net, il s’avérait cependant que
j’avais quelques difficultés pour trouver un endroit pour entreposer ma voiture
et la bétaillère pendant une semaine dans cette ville. Parmi plusieurs petits
villages autour de Nevers, j’ai finalement opté pour Cuffy.
Comme
d’usage, je me renseigne toujours soit à la mairie soit à l’office du tourisme
pour trouver ce que je cherche. Après un échange de mail et plusieurs appels
téléphoniques, on m’a mis en contact avec l’adjoint du maire qui serait prêt à
héberger ma voiture et la bétaillère sur son terrain.